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09 novembre 2009

Dans le monde, 21 000 km de murs en construction


Cliquer sur la carte pour l'agrandir

Quand le bâtiment va, tout va ... ça va, mais pas bien pour autant.
Voilà, une phrase qui ne "colle" pas quand il s'agit de construire des murs qui séparent les hommes.
Au moment où l'on célèbre la chute du mur de Berlin, l'Ouest-France propose un article très intéressant sur les murs existant dans le monde aujourd'hui.


Dans le monde,
21 000 km de murs en construction

ouest-France - lundi 09 novembre 2009

Depuis la chutedu Mur de Berlin, plus d'une vingtaine de murs ont été érigés ou sonten cours de construction. À terme, plus de 21 000 km de frontières fortifiées couvrirontla planète. Sans compter les murs qui séparent quartiers sunniteset chiitesà Bagdad, quartiers riches et pauvres à Rio, protestants et catholiques à Belfast.Ou celui qui court entre Mexique et États-Unis.

On l'appelle la Tortilla border (la frontière Tortilla), 3 360 km qui serpentent, se traînent dans la poussière et l'aridité des déserts du Texas, du Nouveau Mexique, de l'Arizona et de Californie. Une ligne brûlante entre Mexique et États-Unis. Entre pauvres et riches.

Pour espérer goûter à l'Eldorado, un million de clandestins tentent l'aventure de franchir cette frontière chaque année, 500 000 réussissent. En une décennie, les États-Unis ont vu le nombre d'immigrés clandestins bondir de cinq à douze millions, des Mexicains pour la plupart, qui viennent s'employer dans les grandes exploitations agricoles californiennes. Ajoutez à cela le 11-Septembre 2001 et voilà comment s'est ravivé au pays de l'Oncle Sam le débat sur la sécurisation des frontières.

Limiter les migrants, stopper le passage de la drogue. G.W. Bush a fait voter en octobre 2006 la loi du Secure Fence Act, prévoyant la construction d'un mur sur 1 200 km entre Mexique et États-Unis.

Deux milliards de dollars

À ce jour, 80% du chantier sont achevés, tandis que deux milliards de dollars ont déjà été engloutis. L'arrivée d'Obama à la présidence des États-Unis n'a pas ralenti le rythme, d'autant que le nouveau président, alors sénateur, a voté la loi.

C'est un mur hétérogène. Ici, des panneaux de tôle hauts de plus de quatre mètres; là, des poteaux et du grillage; plus loin, une barrière virtuelle, 45 km qui seront à la pointe de la technologie avec capteurs thermiques, détecteurs de mouvement et miradors de surveillance radar.

Selon les observateurs, le mur a ralenti le trafic, ne l'a pas stoppé. Entre octobre 2008 et février 2009, 195 399 clandestins ont été interpellés, 24 % de moins qu'il y a un an à la même période. Pour passer, les clandestins prennent plus de risques. Il y a eu 378 morts en 2009. En quinze ans, ils sont 5 000 à avoir perdu la vie accidentellement sur la frontière.

D'autres murs

· 500 km entre le Botswana et le Zimbabwe (anti-immigration)

· 1 416 km entre la Chine et la Corée du Nord (anti-terrorisme)

· 650 km entre la Malaisie et la Thaïlande (anti-immigration)

· 120 km dans le parc national Kruger en Afrique du Sud pour se protéger des immigrants du Mozambique.

  • 1 700 km entre le Turkménistan et l'Ouzbékistan (anti-immigration)

Ça rapporte gros

Aux États-Unis, le Département de la sécurité intérieure estime que la valeur du marché mondial de la sécurisation des frontières atteindra, d'ici à 2015, la somme de 178 milliards de dollars. Un débouché particulièrement juteux pour les entreprises de construction comme Elbit. Elle construit les deux murs israélien et américain.

À l'intérieur des pays, le marché des murs est tout aussi prometteur. Dans plusieurs villes américaines et d'Afrique du sud se multiplie la construction de cloisons étanches entre quartiers riches et pauvres. Sans parler des communautés désireuses de vivre entre elles ou de ces résidences pour personnes riches et âgées en projet ici-même, en France.

Curieux retour de l'histoire. Comme au Moyen Âge, on s'emmure pour se protéger.

“Leur sort est d’être franchis”

« Je viens de l'autre côté du Mur ». Georges Banu, aujourd'hui professeur d'université en France, est né en Roumanie au temps de la guerre froide. « De là, le Mur prenait le sens d'un empêchement tragique, d'une violence faite aux libertés. »

Spécialiste de Shakespeare, auteur de plusieurs ouvrages sur le théâtre, il rappelle que Winston Churchill emprunta au théâtre l'expression « le rideau de fer» pour désigner le Mur de Berlin. « Sa chute fut d'ailleurs l'avant-dernier acte d'une tragédie dont le lever de rideau cauchemardesque eut lieu en 1961. Je préfère retenir le dernier acte, celui de la joie, de l'enthousiasme, symbolisé par la musique de Rostropovitch au pied du mur enfin abattu. En même temps, je n'oublie pas ceux qui sont morts à cause de lui. J'imagine même un nouveau mur où seraient gravés les noms de ceux qui ont payé de leur vie d'avoir essayé de le franchir. Ce serait le Mur du Mur ».

Ce serait bien le seul, avec les murs de mémoire comme ceux de la Shoah, à Paris, ou des Vétérans du Vietnam, à Arlington, qui trouverait grâce aux yeux de cet homme tout en douceur. Il ne comprend pas que tant de pays choisissent encore d'ériger des murs : « Ce sont des tentatives désespérées de résister à l'évolution du monde, alors que l'avenir est basé sur la mixité entre les peuples, le métissage, l'effacement des frontières. Dans cette époque d'immigration planétaire, on essaie vainement d'élever des murs pour se protéger. C'est avoir une vision archaïque, enfantine. Le sort d'un mur n'est-il pas d'être franchi ? Les hommes politiques, les dirigeants des pays devraient plutôt intégrer l'idée que les murs, à un moment ou un autre, finissent par tomber ».

Dans un livre (Des murs au Mur, 160 pages, 20 €, chez Gründ), Georges Banu dénonce aussi bien le mur construit par les Américains « pour se protéger des Mexicains » que celui érigé par les Israéliens pour isoler la Cisjordanie. « Les murs, quels qu'ils soient, ne cachent pas la vérité. Là où ils existent, ils sont un appel à l'insoumission, à la révolte ».

  • Textes - Yvon LECHEVESTRIER et Marc PENNEC
  • Infographie – Pascal LESEURE
  • Ouest-France du lundi 9 novembre 2009


20 avril 2009

Marées noires enterrées

Les marées noires enterrées durée : 12 mn
Un reportage de Stéphanie Brabant et Pierre Méheut
Une production France 3 - Thalassa

Charlotte Nithard, directrice de l’association écolo « Robin des Bois » enquête sur des fosses pas très claires de l’île d’Er, dans les côtes d’Armor. Ce bout de terre sauvage cache des marres visqueuses remplies de pétrole brut qui dorment là depuis 40 ans. Ces déchets mazoutés ont été déposés là après les naufrages du Torrey Canyon, de l’Amoco Cadiz et du Tanyo. Dépotoirs à ciel ouvert sur l’une des plus belles côtes de Bretagne.
Quatre-vingts sites de déchets mazoutés sont ainsi disséminés tout au long du rivage breton. Même l’état en a perdu la trace.
Il y a deux ans, « Robin des Bois » a porté plainte contre X pour abandon de déchets et pollution. Sous la pression de l’association, l’état a lancé un nouvel inventaire en septembre dernier. Résultats de l’enquête dans dix-huit mois. En attendant, Charlotte continue de pister les sites oubliés pour les évaluer et les cartographier. Quarante ans après les premières marées noires, elle se bat pour en retrouver la mémoire.

19 mars 2009

Une histoire de "renvoi d'ascenseur", de copains...

Peut-être à côté des clous sur le plan juridique...


Franchement, arrêtons d'embêter le monde pour des bricoles.
En pleine crise, il y a d'autres chats à fouetter que d'embêter nos dirigeants.

Mais, attention,
si vous n'êtes pas du bon côté du manche, la Loi s'applique pour vous à la lettre.



19 octobre 2008

Quelqu'un m'a dit que le capitalisme n'allait pas trop bien ???

C'est curieux, le système est pourtant bien rôdé.

Cela me rappelle une citation attribuée à Woody Allen : " Dieu est mort, Marx est mort et moi-même, je ne me sens plus très bien".
Il faudra peut-être compléter par : " Dieu est mort, Marx est mort, le Capitalisme est mort et moi-même, je ne me sens plus très bien".

voir aussi de la même veine

03 octobre 2008

Fallait pas

IL NE FAUT PAS

par Pierre Georges – "Le Monde" du 17 juin 1999

Manger du coureur dopé, principe de précaution.
Pas boire de sodas améliorés, principe de tempérance.
Pas conduire de voiture gonflée, principe de survie.
Pas regarder de feuilleton télévisé, principe de culture.
Pas dormir les volets ouverts, principe de sécurité.
Pas fumer, pas chiquer, pas traverser hors les clous, n'en point manger non plus.
Surveiller son ombre comme son ombre,
Sa ligne pour ce qu’elle fut,
Ses fréquentations douteuses et ses lectures irritantes.
Il ne faut pas lire le journal, c'est mauvais pour la vue et pour les nerfs.
Il ne faut pas sortir le soir et encore moins les nuits sans lune.
Il ne faut pas faire l'amour, c'est dangereux l’amour.
Pas faire la fête, c'est immoral la fête.
Pas faire du vélo, c'est casse-gueule, moins que le roller, certes,
mais plus que la trottinette.
Pas cueillir les plantes, c'est interdit.
Pas fouler les pelouses, c'est prohibé.
Pas chasser, c'est indigne.
Pas pêcher, c'est beauf.
Pas rêver, crédit de rêve est mort !
Pas oser, c'est risqué.
Pas risquer, c'est osé.
Pas squatter, c'est antisocial.
Pas louer, c'est démodé.
Il faut ne pas aller au soleil, le soleil est cancérigène.
Pas rester à l'ombre des noyers, c'est rhumatismal.
Pas sortir sans parapluie, pourrait pleuvoir.
Pas marcher sans chaussures antidérapantes, pourrait glisser.
Pas sortir sans sa petite laine, il pourrait geler.
Pas aller en Afrique, c'est plein de mouches tsé-tsé.
Pas aller en Asie, c'est bourré de moustiques.
Pas aller en Floride, c'est plein de crocochoses.
Pas aller en Océanie, c'est loin l’Océanie.
Il ne faut pas rater son bac, ni le bus qui mène au bac.
Pas rater non plus sa correspondance, ni se risquer, dans les couloirs du métro.
N'oublier ni son dorsal ni son ventral sur son balcon.
Ne point aller dans les quartiers chauds et les cités déshéritées.
Pas fréquenter les jeunes, le jeune est dangereux.
Pas supporter les vieux, le vieux est déprimant.
Pas tolérer les fâcheux, mort aux fâcheux.
Pas regarder les filles, c'est du harcèlement.
Pas regarder le garçons, c'est amoral.
Il ne faut pas boire trop de café, c'est mauvais pour le cœur,
Pas boire trop d'eau minérale c'est mauvais pour les reins.
Pas prendre trop d’aspirine, fatale à l'estomac.
Pas de sucreries, pour les dents.
Pas de viande, c'est trop carné.
Pas de jolis fruits, trop beaux pour être honnêtes.
Pas de champignons, c'est Tchernobyl
Pas de salade, c'est pesticide et compagnie.
Pas de laitages, listériose garantie. Pas de lard, puisque ce n'est plus du cochon
Pas de poisson fumé, il l'est trop
Pas de poisson frais, il ne l’est pas assez.
Il ne faut pas se baigner en piscine, trop de chlore.
En rivière trop d'égouts.
En mer, trop de mer.
Il ne faut pas regarder l'éclipse et encore moins oublier ses cotisations retraite.
Il ne faut pas travailler plus de trente heures, ou alors le double.
Il ne faut pas oublier de réserver, au restaurant, au cinéma, au théâtre, et au Père-Lachaise.
Il ne faut pas rire des choses graves, ni prendre au sérieux les fantaisistes.
Il ne faut pas faire de fautes d'orthographe, c'est attentatoire à la langue.
Pas manger non plus la langue de bœuf; c'est attentatoire au cerveau et donc à l'ortograf.

Il ne faut pas vivre.

C'est très mauvais pour la vie !

13 septembre 2008

Cela s'est passé, il y a 27 ans près de chez nous

En 1981, un pays démocratique, 
l'Angleterre a laissé mourir de faim 
10 hommes qui réclamaient dans leur prison, 
le droit de ne pas avoir 

11 juillet 2008

Un échange bien vif entre Cohn Bendit et Sarkozy

Ce n'est pas comme à la TV, ce n'est pas coupé...

Ecoutons cet échange au parlement européen entre Cohn Bendit et Sarkozy.
.

20 juin 2008

Une jeune canadienne s'adresse à nous tous

A l'O.N.U., cette adolescente s'adresse à nous tous à travers les "décideurs" du monde.

Nous sommes tous décideurs à l'endroit où nous vivons :


- nous décidons de respecter, dans notre vie quotidienne, la nature pour préserver l'avenir des générations à venir

- nous décidons de faire des choix de vie, de modifier nos comportements protégeant notre environnement.
- nous décidons de ne rien faire, prétendant que les problèmes, c'est de la faute des autres.
- nous décidons de ne rien faire, car ce discours sur l'environnement, la planète, ce n'est rien. L'homme trouvera une solution, des solutions....
- nous décidons de ne rien faire, car il y a des élus, des gouvernements pour cela, mais nous oublions que les élus, les gouvernements, c'est nous qui les choisissons.

Même si sur le plan mondial, les changements passeront par les États, l'O.N.U., il faut savoir que notre responsabilité personnelle, individuelle est engagée dans le combat pour maintenir le monde vivable.




Faites circuler cette vidéo qui a la force de la clarté, de la sincérité...

02 mai 2008

Il y a un problème

Soit, il manque de trains, soit il y a trop de monde






Et les vieux, les handicapés, ils font quoi dans cette situation ?

11 février 2008

Pacte de soutien Ni Pauvre Ni Soumis

La situation est grave : des centaines de milliers de personnes en situation de handicap, atteintes de maladie invalidante ou victimes d’accident du travail, qui ne peuvent pas ou plus travailler, sont condamnées à vivre toute leur vie sous le seuil de pauvreté.
Le mouvement « Ni pauvre, ni soumis » revendique, pour ces personnes, un revenu d’existence décent, c’est-à-dire un revenu personnel égal au montant du Smic brut pour les personnes qui ne peuvent pas ou plus travailler.

Parce qu’entre handicap, maladie et pauvreté, il y a un intrus que l’on peut supprimer tout de suite ;

Parce que la valeur « travail » ne peut concerner que celles et ceux qui peuvent effectivement travailler ;

Parce que les personnes en situation de handicap ou atteintes de maladie invalidante sont citoyennes à part entière et ne peuvent plus accepter l’assistanat ;

Parce qu’un projet de société qui ne permet pas à chacun de pouvoir formuler et mettre en œuvre ses projets n’est que le projet d’UNE société, dont à l’évidence de nombreuses personnes en situation de handicap ou atteintes d’une maladie invalidante sont exclues ;

Parce que soutenir « Ni pauvre ni soumis », c’est faire en sorte que le projet de société qui nous est proposé change profondément pour prendre en compte l’ensemble des citoyens ;

Parce que soutenir « Ni pauvre ni soumis », c’est faire en sorte que les valeurs de solidarité, de participation, de non-discrimination, de respect et de dignité cessent d’être des mots dans le discours de nos politiques ;

Parce que les valeurs qui nous sont communes et ce qui nous unit est bien plus fort que ce qui nous distingue ;

Je signe le pacte de soutien au mouvement « Ni pauvre, ni soumis » !

08 janvier 2008

Monsieur le Président, je vous fais une lettre...

Monsieur le Président,
Interrogé au cours de votre Conférence de presse de ce jour, 8 janvier 2008, par Mr Laurent Joffrin, journaliste de Libération, vous vous êtes moqué de lui car il ne connaissait pas le sens du mot « monarchie sélective ». Pour un journaliste, c’est grave.
Mais c’est encore plus grave pour un Président de la République de confondre les mots « Dynastie » et « Monarchie ».
Mr Laurent Joffrin ne s’est pas trompé de mot. Il a bien parlé de Monarchie élective, ce qui a un sens précis.
Soit, vous avez confondu Monarchie et Dynastie en lui répondant que vous n’étiez pas le fils naturel de Jacques Chirac.
Soit votre réponse moqueuse vous évitait de parler de la vrai question.
Cela n’aura pas beaucoup de conséquences pour votre image, Monsieur le Président. Peu de gens relèveront votre erreur et ce qui restera c’est le ton plus que désobligeant envers le journaliste qui lui ne se trompait pas.
Mais, bien sûr qu’un Monarque « a toujours raison » même s’il ne descend pas d’une Dynastie prestigieuse.
Vous seriez « grandi », de présenter des excuses à Monsieur Joffrin

Un Citoyen lambda

Voici le texte sur ce sujet trouvé sur "Libération"

Réalisation: Marc Quattro et Hervé Marchon / Durée: 13′05

Réponse de Mr Joffrin

Article de "Marianne"

Dictionnaires :


Par Wikipedia

La Dynastie
Dynastie, qui vient du grec dunasteia, succession de souverains qui ont une même famille. (ex. la dynastie capétienne). (ex. la dynastie des Bach, des Bruegel, ou des Médicis).
Un dynaste est, à cet égard, un souverain régnant dans une acception synonyme antique. Dans l'acception moderne, le terme est employé dans les termes de loi successorale.

La Monarchie
La monarchie (du grec mono « seul », archein « pouvoir » : « pouvoir non d'un seul, mais en un seul ») est un système politique où l'unité du pouvoir est symbolisée par une seule personne, appelée monarque. Elle n'est ni nécessairement une royauté, ni nécessairement héréditaire: il a toujours existé des monarchies électives, par exemple chez les Gaulois. Selon la définition de Montesquieu, une monarchie se définit par le gouvernement absolu d'un seul mais ce pouvoir est limité par des lois.
La monarchie est constitutionnelle lorsque le monarque est limité dans ses pouvoirs par une constitution qui établit par écrit des lois fondamentales prévoyant une séparation des pouvoirs. Il est souvent admis, lorsque l'État est menacé par une guerre étrangère ou civile, qu'une loi martiale lui donne provisoirement tous les pouvoirs: la monarchie devient alors, au sens antique, une tyrannie.
La monarchie est dite parlementaire lorsque le chef du gouvernement, nommé par le roi, est responsable devant le Parlement, dans ce cas le monarque n'est qu'un représentant de l'État, un arbitre, et garant de la continuité des institutions (Exemple: Grande-Bretagne, Espagne).
La monarchie est dite absolue lorsque le monarque détient tous les pouvoirs. De nos jours, le régime du Liechtenstein, petit État d'Europe centrale, est assez proche de la monarchie absolue. C'est pourtant le peuple qui a choisi, par voie référendaire, ce type de régime.


Dans le Petit Robert

dynastie [dinasti] n. f.

• 1455, repris 1718; gr. dunasteia

1 Succession des souverains d'une même famille. Le chef, le fondateur d'une dynastie. La dynastie mérovingienne, capétienne. — Période pendant laquelle ont régné les souverains appartenant à une même famille. Sous la dynastie des Tang.

2 Fig. Succession d'hommes célèbres, dans une même famille. La dynastie des Bach, des Kennedy.


monarchie [mCnaYGi] n. f.

• 1265; bas lat. monarchia, mot gr. « gouvernement d'un seul »; cf. mon(o)- et -archie

1 Didact. Régime dans lequel l'autorité politique réside dans un seul individu ( monarque), et est exercée par lui ou par ses délégués : dictature, empire, monarchie (2o), etc. Monarchie élective, héréditaire, militaire.

2 Cour. Régime politique dans lequel le chef de l'État est un roi héréditaire.  royauté. Monarchie absolue, de droit* divin; constitutionnelle, parlementaire, représentative. Partisan de la monarchie.  monarchiste, royaliste. Interrègne dans une monarchie.  régence. — (En France) La monarchie avant 1789.  1. régime (Ancien Régime). La monarchie selon la Charte.  1. restauration. Monarchie de Juillet : gouvernement du roi Louis-Philippe (1830-1848).

3 Par ext. État gouverné par un seul chef, spécialement par un roi héréditaire. Les monarchies européennes.  couronne, royaume. L'Espagne est une monarchie.

CONTR. Aristocratie, démocratie, oligarchie; république.

22 novembre 2007

Bureaucratie, quand tu nous tiens !!!

Tout peut arriver ...




Vue sur une plus grande carte

Ouest - France - Jeudi 22 novembre 2007

Le courrier échangé à Belle-Ile prend la mer
Depuis quelque temps, les habitants des quatre communes de Belle-Île. 84 km² au milieu de la mer, s'étonnent de la lenteur du courrier envoyé à leurs voisins insulaires. Des responsables d'associations, notamment, se plaignent de retards de quatre ou cinq jours, voire davantage, entre Le Palais, la capitale, Sauzon, Bangor et Locmaria.
Explication : depuis octobre, la poste du Palais ne trie plus ce courrier, en raison d'une réduction d'effectifs. Toutes les lettres sont embarquées sur le continent pour y être triées par une toute nouvelle machine aux performances éprouvées, installée à Vannes. Après, la vitesse de retour sur l'île dépend du prix du timbre. Une missive timbrée à 0,54 € au départ de Belle-île y revient le lendemain. Mais le délai s'allonge (jusqu'à sept jours) si on ne se fend que de 0,49 €. Autant prendre son vélo pour être sûr de l'arrivée rapide du courrier. Voire le porter à pied !

L'île n'est pas si grande, moins de 5.000 habitants ( certes beaucoup plus en été ).
Avec un peu de bonne volonté, ce genre de problème peut trouver une solution de bon sens.

Cet exemple n'est pas bien grave mais il a une valeur symbolique.


Voilà une décision de réduction d'effectifs, avec pour objectif problable une économie.

Le résultat est :
  • un surcoût ( transport inutile de certains courriers en bateau aller - retour )
  • une perte de qualité de service.
Dans la plupart des Postes de France, il y a deux ouvertures
pour déposer le courrier :

" Département "
et " Autres départements ".


D'une manière simpliste, peut-être, pourquoi dans les bureaux de poste de l'île ne pas prévoir une troisième ouverture : " Belle-Ile-Mer " ?

Il est plus que probable que dans le service postal de l'île, plusieurs employés ont proposé une solution de ce type, sans succès.
C'est la décision venue d'ailleurs, d'en haut qui l'emporte.
Malheureusement, ce genre de situation se retrouve fréquemment, pas seulement à la Poste, mais dans les grandes entreprises publiques ou privées, lorsque les lieux de décisions sont éloignés du terrain.

Imaginons un agriculteur à Belle-Ile qui transporte chaque jour ses vaches par bateau sur le continent car il ne dispose pas de machines à traire . Je sais, j'exagère, la comparaison est tirée par les cheveux....
...

27 septembre 2007

Histoire de gros sous ....


Préparez-vous à travailler pour eux !!!

Pour chaque député non réélu, les Français devront payer 417 120 euros = 60 mois x 6 952 euros.

C'est la nouvelle indemnité chômage des députés ! Repris ce matin sur RMC par J J BOURDIN qui souligne que les élus de la gauche à la droite sont d'accord ! La plupart des médias n'en parlent pas !

A l'issue des 5 ans d'indemnités, les députés non réélus percevront " à vie " 20 % de ce traitement : soit 1 390 euros par mois.
Alors, faîtes des efforts, travaillez pour payer des impôts qui serviront à payer les « golden parachutes » de nos députés.

Mais pourquoi 5 ans ?

C'est précisément le temps d'une alternance législative. Ce vote intervient au moment où les candidats nous parlent des efforts que devront consentir les Français pour réduire la dette et dénoncent le train de vie dispendieux de l'État !

L'information sur la nouvelle indemnité « chômage » des députés a été révélée par « Le Canard Enchainé » le 7 février 2007. Puis reprise et précisée par le Midi Libre, le 1er Mars 2007.

Curieusement, ce sont les seuls médias à en avoir parlé. Silence total du côté des télés, radios ou des autres journaux, habituellement pressés de dénoncer les parachutes en or de certains grands patrons (certes avec raison...).

Pourquoi se taisent-ils sur cette affaire ?

Sans doute parce que cette décision a été prise en douce, par tous les groupes politiques, UMP, PS, UDF et PCF, qui savent parfaitement s'entendre lorsqu'il s'agit de s'octroyer des avantages sur le dos des Français.

Avant de quitter son perchoir, Jean-Louis Debré a fait voter à l'unanimité et dans le silence complet du Bureau de l’Assemblée nationale, une décision pour que désormais, un député non réélu touche pendant 60 mois au lieu de 6 mois son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour - selon info sur site Assemblée nationale - de 5178 euros, soit 6 952 euros brut.

Chaque député non réélu coûte donc aux Français 417 180 euros sur 5 ans !

Sans parler ce qu'il leur coûtera " à vie " !

Ces indemnités ont été attribuées aux députés et définies par l'ordonnance n° 58-1210 du 13 décembre 1958. L'indemnité de base est calculée "par référence au traitement des fonctionnaires occupant des emplois de l'État classés dans la catégorie présentement dite hors échelle. Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie", ce qui correspond au traitement d'un conseiller d'État ayant moins d'une année d'ancienneté dans son grade.

S'y ajoute l'indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3 %. Selon l'article 2 de l'ordonnance précitée : "L'indemnité parlementaire est complétée par une indemnité dite de fonction". Le montant de cette indemnité est égal au quart du montant de l'indemnité parlementaire (indemnité parlementaire proprement dite majorée de l'indemnité de résidence)

Depuis le 1er février 2007,

Les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes :

  • Indemnité de base : 5 400, 32 €

  • Indemnité de résidence (3 %) : 162, 01 €

  • Indemnité de fonction (25 % du total) : 1 390, 58 €

  • Soit brut mensuel 6952, 91 €

Retenues obligatoires devant être déduites du brut mensuel diverses retenues :

  • Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de mandat : 1 153, 08 €

  • Contribution exceptionnelle de solidarité : 55, 62 €

  • Contribution sociale généralisée et contribution au remboursement de la dette sociale : 539,55 €

  • Cotisation au fonds de garantie de ressources : 27,00 €

  • Soit net mensuel 5 177, 66 €

Avant de quitter la présidence de l'Assemblée Nationale, Jean Louis Debré, nouveau président du conseil constitutionnel, a fait un joli cadeau à ses amis députés de tous les partis !

Bien entendu cette généreuse « indemnité chômage » est totalement inconditionnelle, et l'heureux bénéficiaire de cette jolie rémunération de 5 ans, n'est tenu à aucun engagement quelconque, comme par exemple justifier de la recherche d'un nouvel emploi, d'une visite mensuelle auprès d'un conseiller ANPE, ou d'une activité justifiant cette "aide sociale"... bref, tout ce qui est demandé à des chômeurs ordinaires.

Voilà de quoi crève la République, de la corruption de ses élites, car évidemment aucun parti n'a protesté, vu que tous bénéficieront des largesses de M. Debré.


Et c'est pas fini !

Le bouclier à 50 % coûte 121 millions (d'euros)

Infos Libération : Par Muriel Gremillet - jeudi 27 septembre 2007

C’est ce qu’on appelle un télescopage. Alors que le budget présenté hier serre la vis, un document de la direction des services fiscaux que
Libération s’est procuré détaille les premiers résultats de la mise en place, en 2006, du bouclier fiscal première version.

Ce dispositif plafonnait à 60 % des revenus d’un contribuable le montant de ses impôts, il a été abaissé à 50% cet été. Depuis le 1er janvier, les contribuables les plus aisés peuvent demander aux services fiscaux une restitution, en remboursement du trop-perçu de leurs impôts.

Les premiers résultats sont assez édifiants : en huit mois, 2 398 contribuables ont bénéficié de cette restitution et se partagent un peu plus de 121 millions d’euros.

Soit en moyenne, un chèque de 50 458 euros.

A l’époque de la création du bouclier à 60%, le gouvernement ciblait une grande partie des 335 000 contribuables assujettis à l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF).

La gauche avait dénoncé cette saignée pour les finances publiques, expliquant que le dispositif n’était finalement qu’un cadeau supplémentaire aux plus aisés. Affirmation validée par les premiers chiffres.

Et alors ???

Il y a une différence importantes entre ces deux informations, même si les deux peuvent choquer.

Concernant, le « Bouclier fiscal », même si cela est très choquant de mon point de vue, cette mesure et d’autres dans le même esprit ont été annoncées lors de la campagne électorale présidentielle.

Malgré cela, les électeurs se sont prononcés clairement et pour l’instant, selon les sondages plus de 60% des français sont satisfaits de la politique actuelle.

C’est cela la démocratie !!!

Au sujet des« allocations de chômage » des députés, il s’agit d’une décision et non une loi

« L'augmentation de l'allocation chômage versée aux députés a été décidée en 2003, non par une loi mais par décision du bureau de l'Assemblée nationale, qui ne nécessite pas d'être approuvée par une loi. Elle n'avait pas été rendue publique à l'époque.

En mars dernier, cette décision avait donné lieu à une vive polémique, y compris de la part du candidat UDF à la présidentielle François Bayou, mais avait été défendue par le questeur UMP Claude Gaillard et par le questeur PS, Didier Migaud.

Le système prévoit une indemnité "différentielle et dégressive" versée pendant cinq ans aux députés qui ne sont pas réélus et financée par une cotisation spécifique payée par les députés.

Ce système "d'allocation d'aide au retour à l'emploi" avait alors été approuvé à l'unanimité du bureau pour remplacer celui de la "garantie de ressources" mis en place en 1994. »

Cela souligne un fossé qui se creuse entre les élus et la population.

Autant, je trouve naturel qu’un statut et une rémunération des élus soient prévus.

Ce statut doit permettre à tout citoyen de pouvoir subvenir à ses moyens pendant la durée d’un mandat. Autant ce statut doit être proche de celui d’un citoyen lambda.

La situation plus que confortable des députés est en soit un « régime particulier », pourtant largement dénoncé pour les salariés de quelques entreprises publiques ou para-publiques.

La confiance entre les représentants élus et le citoyen ne peut qu’être fragilisée avec des écarts aussi grands des revenus entre le député et le citoyen lambda.

Mais, ce qui est encore plus grave, c’est le silence des élus,
sur la décision à l’unanimité ( toutes tendances confondues )
par le Bureau de l’Assemblée Nationale, en 2003,
de cette
allocation chômage versée aux députés.

21 avril 2007

Juste avant les jeux du cirque.

par Michel Onfray

Vendredi 20 avril 2007, 16h00.

La campagne officielle se termine. Les élections présidentielles sont donc finies. Dans quelques temps, nous aurons, comme prévu, un président, ou une présidente de la République libéral et, fors, le style, les choses continueront comme avant....

suite ...

puis le soir du 22 >>> Le bal des faux culs



11 avril 2007

La prime au mauvais patron

du Blog " Plume de presse "

Noël Forgeard
,
ex-patron d'Airbus puis d'EADS démissionnaire en juillet dernier, peut sourire jusqu'aux oreilles : laissant derrière lui une entreprise qui s'apprête à supprimer 10 000 emplois, en plus d'avoir réalisé une plus-value de 2,5 millions d'euros sur laquelle une enquête est ouverte, en raison de
forts soupçons de délit d'initié, il aura perçu comme indemnité de départ la somme totale de 8,56 millions d'euros, selon une information révélée hier soir par l'agence AP.
Ce qui fait dire à la candidate communiste Marie-George Buffet : "
Airbus invente la prime au mauvais patron".
Ah, au fait : le CAC 40 a atteint hier, à la clôture de la bourse de Paris, son plus haut niveau depuis 2001. Et la France serait quasiment en faillite ?

Commentaire personnel :
Allez expliquer cela à tous ceux qui comptent leurs sous à la fin du mois ou souvent tous les jours du mois.
C'est pourtant simple à comprendre, on nous le rabâche assez souvent :
" Si l'état n'aide pas les grands dirigeants d'entreprises, ils partiront à l'étranger !!!! "

Et selon les sondages d'opinion concernant la prochaine élection présidentielle, le peuple de France s'apprête à élire un président plus proche des gestionnaires du CAC 40 que des gens qui fouinent le fond du porte-monnaie pour chercher les dernières pièces "jaunes".


C'est affligeant

voir ici " Plumes de presse " sur ce sujet

Le Monde du 18 avril 2007
Selon des informations publiées, mercredi 18 avril, par le magazine Challenges, le ministre de l'économie, Thierry Breton, serait personnellement intervenu, contre l'avis du conseil d'administration d'EADS, pour que l'ancien PDG, Noël Forgeard, puisse bénéficier de ses indemnités de départ. D'un montant de 8,5 millions d'euros, celles-ci ont provoqué un tollé, que les candidats à la présidentielle ont largement relayé.


Sur son site Internet, Challenges affirme, sans pour autant citer de sources, que "tant Arnaud Lagardère que Manfred Bischoff, représentant de DaimlerChrysler au conseil d'administration du groupe, souhaitaient que Forgeard fasse place nette sans se prévaloir de son parachute doré". Le conseil aurait opté pour un licenciement pour fautes, ce qui, ajoute le magazine, aurait inévitablement entraîné un recours en justice de M. Forgeard et une exposition des différends franco-allemands au sein du groupe aéronautique européen.

Afin d'arrondir les angles, M. Breton aurait alors imposé "un règlement négocié", avec l'aide du publicitaire Maurice Lévy. "Son rôle a consisté à convaincre Noël de partir et à convaincre les actionnaires d'accepter une séparation à l'amiable", poursuit le magazine, citant un proche du dossier.

ARNAUD LAGARDÈRE RECONNAÎT LE POIDS DE L'ÉTAT DANS EADS

Un porte-parole du ministère de l'économie et des finances s'est empressé de qualifier de "totalement infondées et totalement erronées" ces "allégations concernant le rôle supposé de l'Etat", ajoutant que l'Etat français n'est"pas représenté au conseil d'administration d'EADS, conformément au pacte d'actionnaires conclu en 2000 sous le gouvernement de M. Jospin".

S'il est vrai que les intérêts français sont officiellement portés au sein du conseil par le groupe Lagardère, l'Etat français n'est pas pour autant absent des décisions importantes. C'est ce qu'affirme pour sa part Arnaud Lagardère, autre acteur du feuilleton EADS, dans un entretien au Point à paraître jeudi 19 avril. En évoquant la déconfiture de l'industrialisation de l'Airbus A380 et l'éviction de M. Forgeard, M. Lagardère estime que l'"on passe un peu vite sur d'autres facteurs, comme (...) le rôle de l'Etat".

"Toutes les décisions majeures étaient préalablement soumises et présentées depuis 2000 à l'Etat au sein de la holding Sogeade", explique-t-il, faisant référence à cette société qui détient l'ensemble des parts françaises : les 15 % de l'Etat et les 15 % de Lagardère, dont 7,5 % en cours de cession. Cette "horlogerie fine", selon l'expression du Point, fait l'objet de différences d'interprétation. Pour M. Lagardère, "l'Etat est représenté au conseil d'EADS", puisque "nous, les actionnaires privés, n'avons pas un mandat de gestion sans contrôle de l'Etat".

LE PS DEMANDE LES EXPLICATIONS DE M. BRETON

Le premier secrétaire du PS, François Hollande, qui avait déjà émis, lundi, l'hypothèse de l'existence d'"un accord formel ou informel, écrit ou verbal, de la part du ministère de l''économie", a demandé la démission de Thierry Breton"s'il était avéré" qu'il "avait bien donné son accord" aux indemnisations de Noël Forgeard.

"S'il est en effet confirmé que, comme nous le pensons, il y a bien eu accord du gouvernement et notamment de M. Breton, c'est une responsabilité très grave qui aurait été prise par le gouvernement UMP", a-t-il poursuivi, demandant "une nouvelle fois que M. Breton fournisse toutes les explications".




23 décembre 2006

1927 - Sacco et Vanzetti

Je connaissais l'affaire " Sacco et Vanzetti ".
Cette affaire avait soulevé des protestations dans le monde entier lorsqu'ils furent condamnés et exécutés en 1927.
Plus récemment, un film et une chanson interprétée par Joan Baez ont évoqué cette terrible exécution.

Je découvre deux textes
où ces deux hommes s'expriment :

  • le premier Nicolas Sacco écrit à son fils quelques jours avant son exécution.
  • le second Vanzetti répond à son juge au cours du procés quelques mois avant son exécution

Lettre de Nicolas Sacco à son fils - Charlestown, 18 Août 1927,

Mon fils, mon compagnon,
Je veux t’écrire avant que nous partions
A la Maison de la mort car le 22, après minuit,
Vers la chaise électrique on nous poussera.
Pourtant, me voici empli d’amour
Et coeur ouvert, aujourd’hui comme hier.
Si j’ai cessé la grève de la faim, l’autre jour,
C’est parce que la vie s’en allait de moi.
Hier, par cette grève, je parlais fort.
Je proteste encore au nom de la vie, contre la mort.
Trop de larmes inutiles ont coulé,
Comme celle de ta mère,
Pour rien, pendant sept ans ; alors ne pleure pas,
Sois fort et tu pourras la réconforter.
Et si tu voulais lui faire oublier
Sa solitude sans colère,
Emmène-là marcher, longtemps,
Dans la campagne.
Et à l’ombre des bois fais-là reposer.
Écoutez la musique du ruisseau qui murmure
Et la paix tranquille de la Nature.
Dans ta course vers le bonheur,
Arrête-toi, mon fils, cherche l’horizon :
Aide les faibles, les victimes et les persécutés,
Car toujours ils seront tes meilleurs amis.
Comme ton père et Bartolo, ils luttent
Et tombent pour tous et pour la liberté.
Au combat de la vie, tu trouveras l’amour
Et tu seras aimé : c’est ton droit aussi.
Faites comprendre au monde
Que rien n’est terminé :
On peut tuer nos corps,
Mais jamais nos idées.
C’est tout le Massachusetts
Qui portera dans l’avenir la honte de ce temps.
Qu’une école remplace enfin cette maison,
Que des rires d’enfants effacent les prisons.
N’oublie pas de m’aimer un peu
Comme je t’aime, oh petit homme ;
J’espère que ta mère t’aidera à comprendre
Ces mots que je te donne. Adieu mon garçon.
Je t’envoie le salut de Bartolo.
Ton père et ton camarade,

Nicolas Sacco".


Vanzetti, répond le 9 avril 1927 au juge Thayer :

« Si cette chose n’était pas arrivée, j’aurais passé toute ma vie à parler au coin des rues à des hommes méprisants. J’aurais pu mourir inconnu, ignoré : un raté. Ceci est notre carrière et notre triomphe. Jamais, dans toute notre vie, nous n’aurions pu espérer faire pour la tolérance, pour la justice, pour la compréhension mutuelle des hommes, ce que nous faisons aujourd’hui par hasard. Nos paroles, nos vies, nos souffrances ne sont rien. Mais qu’on nous prenne nos vies, vies d’un bon cordonnier et d’un pauvre vendeur de poisson, c’est cela qui est tout ! Ce dernier moment est le nôtre. Cette agonie est notre triomphe. »

Voir sur Wikipedia l'histoire de Sacco et Vanzetti