Célibataires, maris dont l'épouse n'est pas assez docile, et combien d'autres,
les chercheurs japonais pensent à vous.
La publicité ne dit pas s'il faut la nourrir ou quand elle a terminé son service, s'il faut la ranger dans un placard.
Après une période d'essai avec les femmes, on fabriquera des hommes.
C'est vraiment bien, car on se fabriquera un sosie. Il ira travailler à notre place et pendant ce temps, nous pourrons nous occuper de nos loisirs. Les partis politiques s'achèteront des électeurs, les gouvernements des militaires, les super-marchés des consommateurs....
La vie est belle ....
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07 juillet 2008
21 août 2007
L'île aux fleurs
Texte et film trouvé sur le site de Karl Zero
Les douze minutes de l’île aux fleurs réalisé en 1989 par Jorge Furtado,
Les douze minutes de l’île aux fleurs réalisé en 1989 par Jorge Furtado,
- Douze minutes d’une formidable évidence.
- Douze minutes qui suffisent pour mettre en branle les rouages indéfectibles du commerce mondial. Douze minutes d'images agrémentées de commentaires d'un humour implacable.
- Nous suivons le parcours d'une tomate, depuis sa production dans la plantation de M. Suzuki, jusqu'à son point d'arrivée, décharge publique de l'île aux Fleurs. Film pamphlet, systématique et grinçant, ce court métrage dénonce la sous-humanité qu'entraîne l'économie de marché et les 22% de Brésiliens qui meurent de faim
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Jorge Furtado,
societe
14 janvier 2007
L'île de Gorée, l'île des esclaves
J'ai mis pieds à terre en Afrique, à Conakry, l'année passée. Cette approche très brève de quelques heures, le temps d'une escale, je l'ai vécu comme un choc, un traumatisme. J'y ai découvert un pays d'une pauvreté criante et plus encore que cette pauvreté, c'est ce sentiment de désespoir qui se lisait dans de nombreux regards qui m'a donné comme une paire de claques. J'avais vu des gens sans doute aussi démunis en Inde ou au Népal. Mais là dans la rue au coeur de la capitale, loin des touristes très peu nombreux, les visages trahissaient plus que la pauvreté : la misère et le chaos.
Un ami rentre ces jours-ci d'un voyage au Sénégal. Il est bouleversé par la découverte de la réalité de l'esclavage sur l'île de Gorée qui fût longtemps le point des départs des esclaves vers les amériques.
Je suis passé au large devant cette île près de Dakar. Vue de la mer, elle ressemble aujourd'hui à une île "paradisiaque" pour touristes fortunés. On remarque cependant parmi ces maisons de type colonial, des bâtiments avec des grilles. C'étaient les prisons.
Est-ce un hasard, qu'aujourd'hui, du même endroit, des milliers de jeunes africains prennent un réel risque de mourir en s'embarquant sur des bateaux pour rejoindre les Iles Canaries, espérant ainsi aller faire leur vie en Europe ou en Amérique.L'esclavage "officiel" est terminé ( il existe encore dans de nombreux pays sous des formes plus sophistiquées).
Je propose que l'on visite ce lieu qui symbolise l'esclavage.
L’île de Gorée fut l’une des principales têtes de pont de l’esclavage en Afrique.
Le commerce triangulaire
Partis de Lisbonne, Bordeaux ou Nantes, les navires longeaient les côtes africaines et échangeaient leur pacotille contre des esclaves. Si des blancs ou des métis servirent d’intermédiaires avec les marchands, ce furent les chefs africains qui se livrèrent à la chasse aux esclaves. Ces derniers étaient en général des prisonniers de guerre.
Les futurs esclaves étaient ensuite transférés après inspection de leur état de santé dans des ports de transit dont Gorée est l’archétype. La maison des esclaves servaient à enfermer les prisonniers avant que l’on vienne les chercher. S’ils étaient trop maigres, on les faisait engraisser, on les « blanchissait », afin d’améliorer leur valeur marchande.
Les cales pleines, les navires négriers mettaient le cap sur les Amériques. Jusqu’à six cent esclaves pouvaient s’entasser dans les soutes. La journée, seuls les femmes et les enfants avaient le droit de sortir. De temps en temps, on les arrosait et les faisait danser pour les maintenir en vie.
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