28 décembre 2006

Etranges nuages

Ces nuages sont simplement un plus d'exemple de la beauté et la complexité qui peuvent être le résultat d'un procédé simple dans nature. Ces nuages en forme de lentille sont confondu avec souvent des OVNI à cause de leur forme bizarre qui font croire à une conception d'êtres inconnus.

Voir ici d'autres curieux nuages

26 décembre 2006

Nelson Mandela, un "grand" de notre époque

Je ne ferai pas ici un rappel de tous les personnages d'exception.
De temps en temps, je donnerai un coup de projecteur sur un ou l'autre de ces personnages. Pour leurs contemporains, c'est bien utile de s'en souvenir. Pour les plus jeunes, c'est important de les découvrir.

« J'ai lutté contre la domination blanche et j'ai lutté contre la domination noire. Je caresse l'idéal d'une société démocratique et libre où toutes les personnes puissent vivre ensemble et en harmonie, en bénéficiant de l'égalités des chances. Ceci est un idéal pour lequel j'espère vivre et voir réaliser. Mais c'est aussi un idéal pour lequel je suis prêt à mourir. »
Nelson Mandela

25 décembre 2006

Martin Luther King

medium_martin-luther-king.jpgUn moment fort de l'histoire américaine et humaine

" A votre force physique,
nous imposerons
notre force morale.
Faites nous
ce que vous voudrez,
nous continuerons
à vous aimer. "


Martin Luther King

Discours prononcé sur les marches du Lincoln Memorial, Washington D.C.,
le 28 août 1963.


Je suis heureux de me joindre à vous aujourd’hui pour participer à ce que l’histoire appellera la plus grande démonstration pour la liberté dans les annales de notre nation.

Il y a un siècle de cela, un grand Américain qui nous couvre aujourd’hui de son ombre symbolique signait notre Proclamation d’Emancipation. Ce décret capital se dresse, comme un grand phare illuminant d’espérance les millions d’esclaves marqués au feu d’une brûlante injustice. Ce décret est venu comme une aube joyeuse terminer la longue nuit de leur captivité.

Mais, cent ans plus tard, le Noir n’est toujours pas libre. Cent ans plus tard, la vie du Noir est encore terriblement handicapée par les menottes de la ségrégation et les chaînes de la discrimination. Cent ans plus tard, le Noir vit à l’écart sur son îlot de pauvreté au milieu d’un vaste océan de prospérité matérielle. Cent ans plus tard, le Noir languit encore dans les coins de la société américaine et se trouve exilé dans son propre pays.

C’est pourquoi nous sommes venus ici aujourd’hui dénoncer une condition humaine honteuse. En un certain sens, nous sommes venus dans notre capitale nationale pour encaisser un chèque. Quand les architectes de notre République ont magnifiquement rédigé notre Constitution de la Déclaration d’Indépendance, ils signaient un chèque dont tout Américain devait hériter. Ce chèque était une promesse qu’à tous les hommes, oui, aux Noirs comme aux Blancs, seraient garantis les droits inaliénables de la vie, de la liberté et de la quête du bonheur.

Il est évident aujourd’hui que l’Amérique a manqué à ses promesses à l’égard de ses citoyens de couleur. Au lieu d’honorer son obligation sacrée, l’Amérique a délivré au peuple Noir un chèque en bois, qui est revenu avec l’inscription “ provisions insuffisantes ”. Mais nous refusons de croire qu’il n’y a pas de quoi honorer ce chèque dans les vastes coffres de la chance, en notre pays. Aussi, sommes-nous venus encaisser ce chèque, un chèque qui nous donnera sur simple présentation les richesses de la liberté et la sécurité de la justice.

Nous sommes également venus en ce lieu sacrifié pour rappeler à l’Amérique les exigeantes urgences de l’heure présente. Ce n’est pas le moment de s’offrir le luxe de laisser tiédir notre ardeur ou de prendre les tranquillisants des demi-mesures. C’est l’heure de tenir les promesses de la démocratie. C’est l’heure d’émerger des vallées obscures et désolées de la ségrégation pour fouler le sentier ensoleillé de la justice raciale. C’est l’heure d’arracher notre nation des sables mouvant de l’injustice raciale et de l’établir sur le roc de la fraternité. C’est l’heure de faire de la justice une réalité pour tous les enfants de Dieu. Il serait fatal pour la nation de fermer les yeux sur l’urgence du moment. Cet étouffant été du légitime mécontentement des Noirs ne se terminera pas sans qu’advienne un automne vivifiant de liberté et d’égalité.

1963 n’est pas une fin, c’est un commencement. Ceux qui espèrent que le Noir avait seulement besoin de se défouler et qu’il se montrera désormais satisfait, auront un rude réveil, si la nation retourne à son train-train habituel.

Il n’y aura ni repos ni tranquillité en Amérique jusqu’à ce qu’on ait accordé au peuple Noir ses droits de citoyen. Les tourbillons de la révolte ne cesseront d’ébranler les fondations de notre nation jusqu’à ce que le jour éclatant de la justice apparaisse.

Mais il y a quelque chose que je dois dire à mon peuple, debout sur le seuil accueillant qui donne accès au palais de la justice : en procédant à la conquête de notre place légitime, nous ne devons pas nous rendre coupables d’agissements répréhensibles.

Ne cherchons pas à satisfaire notre soif de liberté en buvant à la coupe de l’amertume et de la haine. Nous devons toujours mener notre lutte sur les hauts plateaux de la dignité et de la discipline. Nous ne devons pas laisser nos revendications créatrices dégénérer en violence physique. Sans cesse, nous devons nous élever jusqu’aux hauteurs majestueuses où la force de l’âme s’unit à la force physique.

Le merveilleux esprit militant qui a saisi la communauté noire ne doit pas nous entraîner vers la méfiance de tous les Blancs, car beaucoup de nos frères blancs, leur présence ici aujourd’hui en est la preuve, ont compris que leur destinée est liée à la nôtre. L’assaut que nous avons monté ensemble pour emporter les remparts de l’injustice doit être mené par une armée bi-raciale. Nous ne pouvons marcher tout seul au combat. Et au cours de notre progression il faut nous engager à continuer d’aller de l’avant ensemble. Nous ne pouvons pas revenir en arrière.

Il y a des gens qui demandent aux militants des Droits Civiques : “ Quand serez-vous enfin satisfaits ? ” Nous ne serons jamais satisfaits aussi longtemps que le Noir sera la victime d’indicibles horreurs de la brutalité policière. Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps que nos corps, lourds de la fatigue des voyages, ne trouveront pas un abri dans les motels des grandes routes ou les hôtels des villes.

Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps que la liberté de mouvement du Noir ne lui permettra guère que d’aller d’un petit ghetto à un ghetto plus grand. Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps que nos enfants, même devenus grands, ne seront pas traités en adultes et verront leur dignité bafouée par les panneaux “ Réservé aux Blancs ”. Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps qu’un Noir du Mississippi ne pourra pas voter et qu’un Noir de New-York croira qu’il n’a aucune raison de voter. Non, nous ne sommes pas satisfaits et ne le serons jamais, tant que le droit ne jaillira pas comme l’eau, et la justice comme un torrent intarissable.

Je n’ignore pas que certains d’entre vous ont été conduis ici par un excès d’épreuves et de tribulations. D’aucuns sortent à peine d’étroites cellules de prison. D’autres viennent de régions où leur quête de liberté leur a valu d’être battus par les orages de la persécution et secoués par les bourrasques de la brutalité policière. Vous avez été les héros de la souffrance créatrice. Continuez à travailler avec la certitude que la souffrance imméritée vous sera rédemptrice.

Retournez dans le Mississippi, retournez en Alabama, retournez en Caroline du Sud, retournez en Georgie, retournez en Louisiane, retournez dans les taudis et les ghettos des villes du Nord, sachant que de quelque manière que ce soit cette situation peut et va changer. Ne croupissons pas dans la vallée du désespoir.

Je vous le dis ici et maintenant, mes amis, bien que, oui, bien que nous ayons à faire face à des difficultés aujourd’hui et demain je fais toujours ce rêve : c’est un rêve profondément ancré dans l’idéal américain. Je rêve que, un jour, notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : “ Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux ”.

Je rêve qu’un jour sur les collines rousses de Georgie les fils d’anciens esclaves et ceux d’anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.

Je rêve qu’un jour, même l’Etat du Mississippi, un Etat où brûlent les feux de l’injustice et de l’oppression, sera transformé en un oasis de liberté et de justice.

Je rêve que mes quatre petits-enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur la valeur de leur caractère. Je fais aujourd’hui un rêve !

Je rêve qu’un jour, même en Alabama, avec ses abominables racistes, avec son gouverneur à la bouche pleine des mots “ opposition ” et “ annulation ” des lois fédérales, que là même en Alabama, un jour les petits garçons noirs et les petites filles blanches pourront se donner la main, comme frères et sœurs. Je fais aujourd’hui un rêve !

Je rêve qu’un jour toute la vallée sera relevée, toute colline et toute montagne seront rabaissées, les endroits escarpés seront aplanis et les chemins tortueux redressés, la gloire du Seigneur sera révélée à tout être fait de chair.

Telle est notre espérance. C’est la foi avec laquelle je retourne dans le Sud.

Avec cette foi, nous serons capables de distinguer dans la montagne du désespoir une pierre d’espérance. Avec cette foi, nous serons capables de transformer les discordes criardes de notre nation en une superbe symphonie de fraternité.

Avec cette foi, nous serons capables de travailler ensemble, de prier ensemble, de lutter ensemble, d’aller en prison ensemble, de défendre la cause de la liberté ensemble, en sachant qu’un jour, nous serons libres. Ce sera le jour où tous les enfants de Dieu pourront chanter ces paroles qui auront alors un nouveau sens : “ Mon pays, c’est toi, douce terre de liberté, c’est toi que je chante. Terre où sont morts mes pères, terre dont les pèlerins étaient fiers, que du flanc de chacune de tes montagnes, sonne la cloche de la liberté ! ” Et, si l’Amérique doit être une grande nation, que cela devienne vrai.

Que la cloche de la liberté sonne du haut des merveilleuses collines du New Hampshire !
Que la cloche de la liberté sonne du haut des montagnes grandioses de l’Etat de New-York !
Que la cloche de la liberté sonne du haut des sommets des Alleghanys de Pennsylvanie !
Que la cloche de la liberté sonne du haut des cimes neigeuses des montagnes rocheuses du Colorado !
Que la cloche de la liberté sonne depuis les pentes harmonieuses de la Californie !

Mais cela ne suffit pas.

Que la cloche de la liberté sonne du haut du mont Stone de Georgie !
Que la cloche de la liberté sonne du haut du mont Lookout du Tennessee !
Que la cloche de la liberté sonne du haut de chaque colline et de chaque butte du Mississippi ! Du flanc de chaque montagne, que sonne le cloche de la liberté !

Quand nous permettrons à la cloche de la liberté de sonner dans chaque village, dans chaque hameau, dans chaque ville et dans chaque Etat, nous pourrons fêter le jour où tous les enfants de Dieu, les Noirs et les Blancs, les Juifs et les non-Juifs, les Protestants et les Catholiques, pourront se donner la main et chanter les paroles du vieux Negro Spiritual : “ Enfin libres, enfin libres, grâce en soit rendue au Dieu tout puissant, nous sommes enfin libres ! ”.

23 décembre 2006

1927 - Sacco et Vanzetti

Je connaissais l'affaire " Sacco et Vanzetti ".
Cette affaire avait soulevé des protestations dans le monde entier lorsqu'ils furent condamnés et exécutés en 1927.
Plus récemment, un film et une chanson interprétée par Joan Baez ont évoqué cette terrible exécution.

Je découvre deux textes
où ces deux hommes s'expriment :

  • le premier Nicolas Sacco écrit à son fils quelques jours avant son exécution.
  • le second Vanzetti répond à son juge au cours du procés quelques mois avant son exécution

Lettre de Nicolas Sacco à son fils - Charlestown, 18 Août 1927,

Mon fils, mon compagnon,
Je veux t’écrire avant que nous partions
A la Maison de la mort car le 22, après minuit,
Vers la chaise électrique on nous poussera.
Pourtant, me voici empli d’amour
Et coeur ouvert, aujourd’hui comme hier.
Si j’ai cessé la grève de la faim, l’autre jour,
C’est parce que la vie s’en allait de moi.
Hier, par cette grève, je parlais fort.
Je proteste encore au nom de la vie, contre la mort.
Trop de larmes inutiles ont coulé,
Comme celle de ta mère,
Pour rien, pendant sept ans ; alors ne pleure pas,
Sois fort et tu pourras la réconforter.
Et si tu voulais lui faire oublier
Sa solitude sans colère,
Emmène-là marcher, longtemps,
Dans la campagne.
Et à l’ombre des bois fais-là reposer.
Écoutez la musique du ruisseau qui murmure
Et la paix tranquille de la Nature.
Dans ta course vers le bonheur,
Arrête-toi, mon fils, cherche l’horizon :
Aide les faibles, les victimes et les persécutés,
Car toujours ils seront tes meilleurs amis.
Comme ton père et Bartolo, ils luttent
Et tombent pour tous et pour la liberté.
Au combat de la vie, tu trouveras l’amour
Et tu seras aimé : c’est ton droit aussi.
Faites comprendre au monde
Que rien n’est terminé :
On peut tuer nos corps,
Mais jamais nos idées.
C’est tout le Massachusetts
Qui portera dans l’avenir la honte de ce temps.
Qu’une école remplace enfin cette maison,
Que des rires d’enfants effacent les prisons.
N’oublie pas de m’aimer un peu
Comme je t’aime, oh petit homme ;
J’espère que ta mère t’aidera à comprendre
Ces mots que je te donne. Adieu mon garçon.
Je t’envoie le salut de Bartolo.
Ton père et ton camarade,

Nicolas Sacco".


Vanzetti, répond le 9 avril 1927 au juge Thayer :

« Si cette chose n’était pas arrivée, j’aurais passé toute ma vie à parler au coin des rues à des hommes méprisants. J’aurais pu mourir inconnu, ignoré : un raté. Ceci est notre carrière et notre triomphe. Jamais, dans toute notre vie, nous n’aurions pu espérer faire pour la tolérance, pour la justice, pour la compréhension mutuelle des hommes, ce que nous faisons aujourd’hui par hasard. Nos paroles, nos vies, nos souffrances ne sont rien. Mais qu’on nous prenne nos vies, vies d’un bon cordonnier et d’un pauvre vendeur de poisson, c’est cela qui est tout ! Ce dernier moment est le nôtre. Cette agonie est notre triomphe. »

Voir sur Wikipedia l'histoire de Sacco et Vanzetti


22 décembre 2006

Tristes « comptes de Noël »


Après des slogans comme
"Votre argent nous intéresse",
voici les
jeux de mots
sur les "contes / comptes de Noël " .

Lisez ci-dessous cet article intégral
publié dans Ouest-France.

Je le trouve tellement juste,
que je souhaite le partager.


Tristes « comptes de Noël »
par Jacques Le Goff - Professeur à la faculté de droit de Brest.

« Chers parents et grands-parents, n'oubliez pas de faire fructifier les comptes de Noël de vos enfants et petits-enfants. »

Voilà le résultat lorsqu'une grande banque nationale ose un calembour !
Les contes de Noël, ces lieux habités de l'imaginaire, ces instants de rêverie qui illuminent le regard des enfants par la magie du « Il était une fois... », ces oasis de lumière dans la grisaille hivernale, les voilà ramenés à la platitude des « comptes » bancaires.

Voilà la part du rêve étouffée par la rentabilité financière, sous le couvert de solidarité entre générations. Mais les grands-parents n'ont pas attendu les banquiers pour s'aviser de leurs devoirs à l'égard de leurs petits-enfants !
En d'autres temps où le conte était indissociable du sacré - mais ne le demeure-t-il pas ? - on aurait parlé de profanation de la pire espèce, puisqu'elle concerne le monde de l'enfance.

Aujourd'hui, on en est réduit à se demander s'il existe encore une réalité capable de résister à l'emprise de la marchandisation généralisée, de l'universel aplatissement par le souci du profit.
Herbert Marcuse nous avait pourtant prévenus dès les années 1970. Rien, annonçait-il, ne résistera à l'hégémonie uniformisante de l'argent.

Vous voyez la poésie la plus élevée, peut-être même la mystique, voisiner avec les boîtes de carottes et le papier essuie-tout... La société de consommation est capable de tout absorber, de tout dissoudre, avec un appétit illimité. Sa capacité de récupération est telle qu'elle parviendra à récupérer à son profit jusqu'aux oeuvres et domaines qui en sont les plus éloignés ou les plus contestataires.

Comme dans le jiu-jitsu, l'art des samouraïs, elle réussit le tour de force de convertir toute énergie, à commencer par celle de son adversaire, à son avantage. Tel est le milieu où apparaît celui que Marcuse nommait « l'homme unidimensionnel », l'homme sans profondeur et sans gravité.


Mais, bien avant lui, un autre penseur et polémiste s'était dit révolté par cette « effroyable » dégradation. Charles Péguy, qui n'a cessé de ferrailler contre ce qu'il nommait la « métaphysique du livret de Caisse d'épargne ». Loin de nous l'idée de stigmatiser ce modeste refuge pour petits revenus, mais voyons-y l'image d'un monde dominé par le calcul généralisé : « Le monde moderne a considéré comme négociables des valeurs que le monde antique et le monde chrétien considéraient comme non négociables. » Celle de la sécurité, non seulement contre les aléas, mais contre les surprises de l'existence ; bref, celle du rentier. Péguy allait plus loin en dénonçant un recul généralisé : «

Pour la première fois dans l'histoire du monde, toutes les puissances spirituelles, ensemble, ont été refoulées par une puissance matérielle qui est la puissance de l'argent. Pour la première fois [...] elles ont reculé sur toute la ligne.

Pour la première fois dans l'histoire du monde, l'argent est maître sans limitation [...]. Le monde moderne, seul étant le monde de l'argent, est le monde d'une totale et absolue matérialité. »
Ces lignes datent de 1914.

Quelle lucidité que le siècle écoulé a si largement confirmée ! Le signe le plus certain du triomphe de l'argent, d'un écrasement qui égalise par le bas, serait que nous nous en accommodions et que nous perdions, face à son insolente assurance, notre capacité d'indignation que l'on peut qualifier de spirituelle.


Article paru le vendredi 22 décembre 2006 en première page d'Ouest-France.

La recherche de gains sytématiques dans les banques ménent à une déhumanisation. Nous trouvons de moins en moins d'interlocuteurs.
  • Le personnel des guichets est réduit.
  • Les heures d'ouvertures des guichets le sont également bien souvent.
C'est au client d'utiliser les appareils automatiques pour de nombreuses opérations.

Si cela est "supportable" et même "pratique" pour les gens jeunes et en bonne santé, cela est un grave problème pour une population qui ne maîtrise pas facilement les appareils électroniques ( personnes âgées ou handicapées ). C'est un petit pas de plus vers l'exclusion.

Tant pis pour eux, qu'il se débrouillent. Les servir coûte trop cher !!!!

18 décembre 2006

14 décembre 2006

Rencontre insolite


Sur la plage à Roscoff, un jeune phoque se repose. Informé de sa présence inhabituelle, je suis allé pour le photographier. Manifestement, la présence humaine l'effraye un peu et il se dépêche pour retrouver son élément naturel, la mer.






http://www.flickr.com/photos/roscoff-quotidien/320606208/in/photostream/

13 décembre 2006

Actions pour mettre un terme au cumul des mandats.







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Soutien à la proposition de loi : Le député Christian Blanc vient de déposer une proposition contre le cumul des mandats. Signez pour la soutenir !
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Les chiffres noirs du cumul des mandats
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Le saviez-vous ? 22% des députés cumulent trois mandats et plus. Découvrez d'autres chiffres noirs du cumul des mandats !

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06 décembre 2006

03 décembre 2006

Ma vie privée sur la place publique, jamais ! Pas touche à mon numéro de Sécu


du Web @ Brest

Il y a trente ans, la réaction de l'opinion publique permettait le rejet du projet Safari d'interconnexion des fichiers administratifs avec le « numéro de sécurité sociale » (NIR) comme identifiant. Depuis, de nombreuses propositions d'étendre l'usage de ce NIR ont été régulièrement présentées et rejetées. C'est la CNIL, créée en 1978 en réponse au projet Safari, qui a été l'outil de la préservation d'une sphère privée en matière d'interconnexion des fichiers de gestion administrative.

La CNIL s'est opposée aux demandes d'utiliser ce numéro pour identifier les données personnelles informatisées dans divers secteurs comme l'Éducation nationale, les impôts,… afin d'écarter les risques de rapprochement des données détenues par différents organismes publics et privés concernant une même personne. Ce principe de non rapprochement des données est un des fondements de la loi informatique et libertés qui protège la sphère privée en lui ménageant un espace vital vis-à-vis des acteurs publics ou privés (État, employeur, assureur,…).

La volonté de ne pas utiliser le NIR au-delà de la gestion des droits ouverts dans les organismes de sécurité sociale est devenu le symbole politique du droit des citoyens au respect de la sphère privée. La décision d'une extension importante de son utilisation à d'autres usages serait le symbole politique d'une rupture : faire passer le respect de la sphère privée au second plan des préoccupations de l'État.

C'est dans ce contexte que le gouvernement et le parlement veulent coup sur coup autoriser l'interconnexion de tous les fichiers sociaux au moyen du numéro de sécurité sociale, et obtenir de la CNIL le droit d'utiliser le numéro de sécurité sociale pour les accès directs au dossier médical personnel informatisé ainsi qu'à tous les dossiers médicaux relatifs à une même personne chez son médecin traitant ou à l'hôpital.

Depuis trente ans, les arguments invoqués pour étendre l'usage du NIR ont toujours été les mêmes : optimiser la gestion, faciliter la vie des gens, lutter contre la fraude, … Ces arguments techniques ne sont que des prétextes pour légitimer l'objectif politique poursuivi : pouvoir réaliser à l'avenir librement tous les rapprochements d'informations concernant une personne.

L'information médicale doit demeurer un sanctuaire pour l'intimité la plus profonde de la personne. Chaque individu est seul « propriétaire » légitime de cette information et doit pouvoir décider avec qui il veut la partager, notamment son médecin.

Associer au NIR des informations sur les maladies psychiatriques, l'infection par le VIH, le cancer, des antécédents d'IVG, contrevient au sentiment d'appartenance de ses informations. Là réside la première étape pour ouvrir la voie aux interconnexions des données personnelles. Faut-il rappeler combien les données personnelles de santé sont un enjeu majeur pour de nombreux acteurs : assurances, banques, employeurs… ?

La CNIL est aujourd'hui placée devant la responsabilité de continuer ou non à garantir la protection de la vie privée en confirmant son refus de l'extension des usages du NIR, et en maintenant ainsi vivants les principes de la loi informatique et libertés « l'informatique ne doit porter atteinte ni à l'identité humaine, ni aux droits de l'Homme, ni à la vie privée, ni aux libertés individuelles ou publiques ».

A l'initiative de la LDH et de DELIS, un appel est en ligne ce jour.

Cet appel s'adresse à la CNIL afin qu'elle « sanctuarise » l'usage du NIR, en refusant qu'il serve de clé d'accès au dossier médical personnel et de passe-partout pour les interconnexions de fichiers.


Signez en ligne l'appel en cliquant sur le lien suivant :

27 novembre 2006

Le calcul , les multiplications, c'est " fastoche "

Vous n'avez jamais appris les multiplications, vous avez perdu votre calculette,
regardez, c'est facile !!!
Au début, essayez avec des nombres pas trop grands. Allez y



Si vous n'y arrivez pas essayez cette calculatrice…

Tout le monde a au moins possédé une calculatrice pour faire des opérations plus ou moins complexes. Voici un projet issu de l’”UNIVERSITY OF SWANSEA” qui propose une calculatrice nouvelle génération puisqu’elle reconnait votre écriture tout en étant prédictive…

Bon pas la peine de s’emballer car les tablets pc ne sont pas encore légion dans les collèges et lycées mais je pense que l’on tient le bon bout avec des outils comme ceux-ci.

C’est d’ailleurs limite ludique! Voici une video de démonstration de l’outil…

http://www.2803.com/2006/12/27/le-futur-de-la-calculatrice/

Comment as tu fait pour survivre...?


Si tu as été enfant avant les années 80 (comme moi…)...
  • Enfants, nous allions dans des voitures sans ceintures de sécurité, ni airbags.
  • Voyager à l’arrière d’une camionnette était une promenade sympa.
    On s’en souvient encore...
  • Nos berceaux étaient peints avec des couleurs brillantes à base de plomb !
  • Il n’y avait pas de bouchons de sécurité sur les bouteilles de médicaments,
    ni sur les tiroirs ou les portes...
  • Quand nous partions à vélo, nous n’avions ni casque, ni protection pour les coudes ou les genoux.
  • Et c’était génial, quand on transformait notre vélo en “moto” avec un simple gobelet en plastique sur la roue arrière.
  • On buvait de l’eau du robinet du jardin ou là où on en trouvait, jusqu’à ce qu’on n’ait plus soif.
  • On n’avait pas de bouteille d’eau minérale.
  • On mettait des heures à construire des voitures avec des caisses et des tuyaux et, ceux qui avaient la chance d’avoir un ami avec un vélo, en profitaient pour se faire remorquer et... en haut de la pente, ils se rappelaient qu’ils n’avaient pas de freins !!!
  • Après quelques chocs, on a appris à résoudre le problème...
    On se laissait tomber contre un arbre ou par terre.
  • Eh oui ! A l’époque, il n’y avait pas beaucoup de voitures !
  • On sortait jouer à la seule condition de rentrer pour l’heure du repas...
    Ou à la tombée de la nuit.
  • On allait à l’école seulement le matin,
    on rentrait manger après avoir savouré des fruits tout au long du chemin...
  • On n’avait pas de portable...
    Comme ça... personne ne pouvait savoir où on traînait !!! Impensable !!!
  • On se coupait, on se cassait les os, on perdait des dents,
    mais, il n’y a jamais eu de plainte pour ces accidents...
  • Personne n’était coupable... seulement nous-mêmes.
  • On mangeait de tout, des biscuits, du pain, du chocolat, des glaces,Nous buvions des boissons sucrées,
    mais n’avions pas de problèmes de poids, car l’on passait la journée à courir et à jouer.
  • On partageait un coca entre quatre
    (quand l’on pouvait se l’acheter et c’était la bouteille en verre d’un litre)...
  • On buvait tous à la même bouteille
    et personne n’est mort pour ça.
  • On n’avait pas de Play Stations, MP3, Nintendo 64, XBoxs, Jeux Vidéo, 99 chaînes de TV par câble, vidéograveurs, ciné, son “surround”, portables, ordis, “chat-rooms”, Internet, etc ...
    Par contre…avait de vrais amis !!!
  • On sortait, on prenait nos vélos ou on marchait jusqu’à chez nos copains,
    on sonnait ou...on entrait tout simplement sans sonner et on allait jouer... Là dehors !
  • Dans ce monde cruel !
    Sans un gardien payé par Papa!
  • On jouait avec des bâtons, avec des balles de tennis, aux policiers et aux voleurs, à cache-cache, au football, au ballon prisonnier,
  • et dans l’équipe qui se formait pour jouer, quelques uns n’étaient pas choisis.
    Mais, ça n’a jamais fait de drame.
  • Certains n’étaient pas de très bons élèves,
    ils devaient simplement redoubler l’année quand ils ne réussissait pas.
  • Personne n’allait chez le psychologue, ni le psychopédagogue, il n’y avait pas de dyslexie. Simplement, on redoublait et on avait une deuxième chance.
  • On avait de la liberté, des succès et des échecs, des responsabilités...
    Et on a appris à gérer.
Mais... qu’est-ce qu’on était HEUREUX

Cette liste est de la même veine que >>> celle-ci

25 novembre 2006

Ca va ? Oui, je vais bien, mais ma planète ....



Je sais, " Nous en avons par dessus la tête de ces informations sur notre planète qui se réchauffe. Et puis, c'est trop compliqué. Les scientifiques ne sont même pas tous d'accord entre eux. Quand aux politiques, ils ont d'autres chats à fouetter."


Même si l'on est pas certain de la chronologie de l'évolution du climat, le phénomène, il est déjà presque là.

Par ailleurs, d'un milliard et demi d'habitants en 1900, la terre compte aujourd'hui 6 milliards et demi et demain en 2050, il y aura environ 9 milliards.( Aujourd'hui )

Seulement depuis quelques années, les pays les plus peuplés en Asie commencent à consommer de l'énergie, bien moins que nous européens et bien sur que les américains. Il n'y a pas besoin d'être savant ou économiste pour imaginer que la situation est totalement nouvelle.

L'énergie, y en aura t'il pour tout le monde ? Ce n'est pas sûr, et tout le monde ne pourra pas en acquérir en raison de l'augmentation des prix. C'est la loi de l'offre et de la demande.
Eric Laurent, journaliste spécialiste es affaires internationale parle des réserves pétrolières dans le monde

Petrole




envoyé par ecorage


Imaginons une comparaison.
Nous habitions hier, une maison isolée sur île minuscule, coupée du monde, à deux personnes. Aujourd'hui, nous sommes six personnes. L'énergie nous la produisons par des capteurs solaires qui couvrent le toit. Nous récupérons l'eau de pluie. Le jardin produit suffisamment pour notre alimentation.
Demain, nous aurons toujours la même maison, le même soleil, la même pluie, le même jardin, la même île mais nous serons dix personnes vivant dans ce lieu. Sans, une bonne organisation de notre vie pour partager l'espace et les ressources, il est certain que la cohabitation sera source de conflits.

Maintenant, supposons que par un coup de baguette magique, nos savants découvrent une technique pour résoudre ce problème quantitatif d"énergie pour tous les humains. Rien ne sera réglé concernant la santé de la planète.

Si, 9 milliards d'hommes consomment autant d'énergie que nous-même en Occident actuellement, les désordres écologiques seront encore amplifiés.

"Mais, moi à ma place, je n'y peux pas grand chose !"
Il ne faut pas attendre des autres, du voisin, des politiques, des lois. Chacun dans ses choix de vie, de consommation à sa part de transformation à faire. Même si cela paraît être une goutte d'eau, multiplié par 6 milliard et demi, aujourd'hui, ce n'est pas rien.

"Cela ne suffira pas !!!"

Sans doute, mais les choix des politiques et des hommes politiques, c'est aussi, un domaine sur lequel ont peut agir. S'ils réalisent que les électeurs préfèrent que l'on pense à la planète plus qu'aux querelles de clochers, il changeront leur priorités. Les politiques sont aussi des citoyens de la planète, aussi conscients que le citoyen de base.

"C'est pas gagné !"

Heureusement, dans le monde des décideurs, il y a des gens dès maintenant qui analysent la situation.
Des rapports rédigés par des économistes apparaissent disant que ne rien faire dans notre mode de fonctionnement coûtera beaucoup plus cher demain pour "réparer" les dégats faits sur cette planète ( voir les rapports ci-dessous ).
Ce ne sont plus des "écolos", mais des gens d'affaires qui prennent l'écologie au sérieux.

Mais dès maintenant, pensons chacun de nous à ce que l'on peut modifier dans notre vie. Il sera moins difficile de s'adapter en douceur à des changements probables qu'à les subir demain.


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envoyé par NY182

12 novembre 2006

Faut-t'il en rire ou en pleurer ?

Ce blog s'intitule "Cour de coeur".
Parfois, il peut se transformer en "Coup de gueule".
C'est dans cette seconde catégorie que je classe ce message.
Je n'en veux pas aux personnes qui travaillent dans cette "garderie".
Ce sont les "maitres" de ces chiens qui déclenchent ma colère.

Aimer les animaux, n'a rien à voir avec ce qui est montré dans cette vidéo.
Là, c'est une insulte à ceux qui ont du mal à survivre.

03 novembre 2006

Vous cherchez de l'énergie, venez voir !


Photo du soleil - haute résolution

Les terriens nous nous posons bien des questions concernant l'énergie.
Eh pourtant, il y a une réserve inépuisable ( à l'échelle humaine ) là, sous nos yeux.
Qui a dit que l'énergie solaire restera marginale ?
La question est de savoir comment utiliser cette fournaise juste devant nous.

Autre photo du soleil

28 octobre 2006

Une autre voix pour une autre voie

Entretien du 21 décembre 2006 après la décision du Parti Communiste de présenter sa propre candidate

Les femmes deviennent des acteurs / actrices à part entière dans le monde politique.


26 octobre 2006

Ecoutons Hubert Reeves, le savant


  • Hiérarchiser des notions parfois délicates,
  • Mettre l'accent sur les découvertes essentielles qui ont bouleversé notre vision du monde,
  • Faire la part entre discours scientifique et philosophique,
  • Eclairer des réflexions qui enrichissent notre dialogue avec la nature
sont quelques uns des cadeaux que nous offre ici Hubert Reeves.
A consommer sans modération !

21 octobre 2006

De l'émotion - par la voix

Attention, si vous versez une larme, reculez un peu de votre clavier.
L
'électronique n'apprécie pas l'humidité


Luz Casal-Piensa En Mi

envoyé par 2_Construyendo

mais aussi


ou encore

et enfin

A quoi ça sert l'amour - Edith Piaf


12 octobre 2006

Nos instituteurs de la 3ème république seraient étonnés

Fini les craies poussièreuses, les chiffons qu'il fallait agiter pendant la récréation...
Ce tableau est franchement époustouflant !


Allez voir d'autres vidéos étonnantes ICI

11 octobre 2006

Corée - Sur le 38 ème parallèle


Les états et les hommes
Les hommes dans tous leurs états.

Qu'il fait bon vivre en Corée du Nord !
Film de propagande coréen.

Quelques liens sur ce pays en deux morceaux :

15 septembre 2006

Le temps qui passe

Une chinoise se prend en photo chaque jour de 2001 à 2004.
Regardez la bien dans les yeux...
J'ai trouvé cela sur le blog de cette bande de copains. Ils sont intéressants

06 août 2006

Cuba, une page de son histoire va bientôt tourner


Quel que soit la réalité de l’état de santé de Fidel Castro, en raison de son âge, il est évident que le pays va changer dans les mois à venir. Cuba va inévitablement vivre une phase de mutation importante après 47 ans de pouvoir d’un homme, d’un système.
Analyse de la situation actuelle - Décembre 2006

Ce pays déchaîne les passions. Si vous faites des recherches sur le web à propos de Cuba, vous lirez tout et son contraire.

Castro est dictateur pour les uns, père fondateur et protecteur pour les autres.

Dans le domaine des relations internationales; l’intoxication et les censures de la presse obligent dans tous les pays du monde à une certaine prudence ou méfiance.

Personnellement, j’utilise un outil simple pour savoir si un régime ou un système opprime ses citoyens.

Il y a sur la planète des pays où les habitants prennent le risque de mourir pour fuir, pour raisons de misère ou d’oppression. Certains de ces pays bloquent leurs frontières pour empêcher la population de s’expatrier. Quand ces deux conditions sont réunies, il faut admettre que le système politique, le pouvoir en place n’est pas démocratique. Les hommes ne fuient pas leur pays aussi facilement que cela.

Pour Cuba, informez-vous pour savoir si des gens quittent leur pays, s’il peuvent le faire librement, s’ils prennent de réels risques pour quitter leur pays…

Les liens ci-dessous ouvrent quelques portes sur l’information cubaine, nous y reviendrons souvent dans les semaines ou les mois prochains.